Archives par mot-clé : climat

THAT’S A JOKE

Cette fois, les climato-sceptiques doivent s’avouer vaincus : la preuve scientifique a été faite que la hausse des températures sur la planète a un effet direct sur les êtres vivants. Elle détruit leurs cerveaux. Ceux qui en doutaient encore, malgré l’état de Donald Trump, seront désormais convaincus en analysant la façon dont la ministre flamande de l’environnement, Joke Schauvliege, s’est auto-carbonisée.
Est-ce l’influence de Trump, de Bannon et consorts, des officines russes ou de la « littérature » délirante des gilets jaunes ? Voilà Madame Schauvliege devenue elle aussi éditrice de fake news. Son prénom, Joke, signifie il est vrai « plaisanterie ».
Tout cela est à la fois inquiétant mais aussi dérisoire. En effet, même sans l’amie Joke, la Belgique compte je ne sais plus combien d’autres ministres de l’environnement, issus de partis différents, élus sur des programmes politiques divergents, et qui ne parviennent à faire semblant de se concerter que le jour où la Belgique s’est définitivement ridiculisée dans les arènes internationales.
Des hommes et des femmes politiques qui ont tous des années d’expérience, une administration à leur disposition, des experts et que nous offrent-ils ? De l’ « éco-réalisme » pour citer les éléments de langage des fabricants de blabla de la N-VA. Traduction française pour les malentendants: ne nous cassez pas les pieds avec ces trucs rigolos pour hippies. Nous, on est trop sérieux pour nous préoccuper de l’avenir de la planète. Pourquoi pas de la Wallonie pendant que vous y êtes ?
Sacré coup de vieux pour toute notre classe politique. Sacrée claque aussi. Ce sont de jeunes lycéens et lycéennes qui réinventent le combat politique et nous redonnent une bonne bouffée d’oxygène. Ces ados ont compris que l’enjeu majeur de la politique est la survie de notre espèce bizarre et non la question de savoir si l’alliance avec le CD&V est plus bio qu’avec la N-VA.
Ne nous leurrons cependant pas. Il y a aussi dans notre pays des jeunes qui se battent pour la suprématie blanche (les « Schild en vrienden »). Tous ne luttent pas pour la priorité au vert.
Quant à ceux qui ont, paraît-il, harcelé la Joke d’incessants messages via leur GSM au nom de la lutte pour le climat, ils devraient d’abord apprendre les dégâts que causent à la planète la fabrication et l’utilisation des smartphones…
Apprendre… Il est sain que les lycéens prennent l’air une fois par semaine dans toutes les villes de notre pays. Mais, revenus dans leur établissement, on leur conseille de se jeter dans les cours d’histoire, de biologie et d’informatique pour rebâtir la civilisation de demain ! Surtout qu’ils ne négligent pas le grec. Leurs écrivains ont déjà tout dit. Et saluons Homère : « sur terre, il n’y a rien de plus faible que l’homme ».

www.berenbom.com

QUAND LA COP DEBORDE

 

Avez-vous lu la réponse d’Angela Merkel à Donald Trump? Il s’en frotte encore les yeux. Quoi, une femme, une Allemande, une communiste, traiter ainsi le maître du monde ?

Ah ! Ce n’est pas sous Reagan qu’on aurait assisté à une scène pareille ! Ni sous Staline, soi-dit en passant. Pendant cette bonne vieille guerre froide, chacun restait chez soi. Les Américains critiquaient les Américains, les Français critiquaient les Français et les Russes cassaient des cailloux en Sibérie.

Avec la chute du mur, faut être honnête, tout a commencé à se déglinguer. Pouvaient pas attendre que Trump ait paisiblement achevé son mandat pour le faire tomber, ce sacré mur ? On aurait eu une présidence américaine normale avec des alliés occidentaux obéissants, des terroristes tenus en laisse par Moscou et aucun risque de réchauffement climatique.

Depuis la réunification allemande, c’est le bordel. L’Allemagne est plus riche que les Etats-Unis, où elle exporte toute sa cacaille. Elle n’hésite pas à accueillir des réfugiés, même des Noirs et des Arabes. Et elle n’a aucun complexe d’être dirigée par une femme formée par les cocos.

Que les Allemands de l’Ouest ouvrent des soupes populaires pour leurs voisins de l’Est, les Ossis, d’accord, mais qu’ils en fassent des ministres ou des chanceliers ? C’est franchement Covfefe ! Et c’est un euphémisme.

Ne pouvaient-ils pas attendre que les Ossis apprennent d’abord les rudiments de la démocratie, qui consiste, article 1, à honorer les Etats-Unis qui les a libérés, article 2, à obéir à son président, leader du monde libre ?

Non, ce n’est pas sous Reagan qu’un dirigeant européen aurait ouvrir le bec. Reagan, malgré son onctuosité, aurait prié les députés allemands de changer illico de chancelier. Ou envoyé quelques boys régler la question. La démocratie ne s’use que quand on s’en sert.

Vraiment, il n’a pas de chance, Trump. Ses prédécesseurs n’avaient pas besoin de mettre du sable dans le moteur européen. Les dirigeants de l’Union s’arrangeaient bien entre eux pour démolir l’Europe chaque fois qu’elle semblait se bâtir un peu trop haut. Or, ne voilà-t-il pas que Merkel se pique de remonter un mur européen contre les Etats-Unis (le mur de l’Atlantique tant qu’on y est) ?

Trump est prêt à renoncer à exiger des Mexicains qu’ils se construisent une prison. A condition qu’en échange, ils aillent reconstruire un mur à Berlin. Il est même prêt à aider les cocos  à reprendre le pouvoir à Moscou et surtout dans la moitié de l’Allemagne. Comme à l’époque où le monde était tellement plus facile à comprendre. Et que le soleil, même lui, obéissait aux présidents américains et ne se mettait pas à chauffer les cerveaux des autres dirigeants de la planète.

www.berenboom.com