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HONG KONG BLUES – MARS 2017

Rencontres à Liège autour de HONG KONG BLUES :

 

Le jeudi 9 mars de 12 h 30 à 14h.

 

En ouverture du Festival Corps de Textes : ouverture du festival :

 

AUDITORIUM DU MUSÉE DE LA BOVERIE

Lecture d’extraits d’Hong Kong Blues, fiction contemporaine par Sophie Piret et François-Michel Van der Rest,

en présence de l’auteur.

Sandwichs et drinks offerts à l’occasion du lancement du festival.

 

&

 

Le jeudi 16 mars à 18 h 30

 

À la Librairie Pax,

Présentation du roman par l’auteur avec Rose-Marie François

NOVEMBRE 2014

RENCONTRES

_ Lundi 10 novembre

Alain Berenboom sera à la Librairie Cent papiers

Avenue Louis Bertrand à Schaerbeek, le 10 novembre à 18 h30.

Puis le même jour à la Maison Autrique, lecture-spectacle de Monsieur OPTIMISTE par Isabelle Wéry

Chaussée d’Haecht à Schaerbeek à 20h15

 

_ Lundi 17 novembre

Alain Berenboom sera à Cook & Book à Woluwé à 18 h 15

puis à  Wolubilis à 20 h 15 pour la lecture-spectacle Monsieur OPTIMISTE par Isabelle Wéry

http://www.wolubilis.be/index.php?page=1&id=60&pid=377

 

_ Alain Berenboom sera présent à la Foire du Livre Belge au Centre culturel d’Uccle (rue Rouge)

Vendredi 21 novembre à partir de 18 h 30 et samedi 22 novembre après-midi

 

PROCHAINES PARUTIONS

En novembre, la version néerlandaise de Monsieur Optimiste (éditions Bezige Bij)

Présentation de la version néerlandaise de Mr Optimiste le jeudi 4 décembre à 12 h 15 à Passa Porta (rue Antoine Dansaert-Bourse) avec Koen Peeters et la traductrice du livre, Katrien Vandenberghe.

 

LA SUITE DES ENQUÊTES DE MICHEL VAN LOO, détective privé

En février 2015, la nouvelle aventure de Michel Van  Loo

LA FORTUNE GUTMEYER (éditions Genèse)

AU CONFLUENT DE DEUX FLEUVES

   Les hommes et femmes politiques ouvrent-ils encore un livre depuis qu’ils ont découvert Tweeter ? A la pointe des technologies modernes comme tous les eurocrates, Herman Van Rompuy s’est empressé de convertir ses discours en haïkus. Mais, devant la popularité et la lisibilité de sa politique, on se dit qu’il devrait peut-être puiser son inspiration dans un autre rayon de sa bibliothèque.

D’autres se veulent plus chics et s’empressent de picorer dans l’un ou l’autre « classique » dont les « meilleures » phrases, libres de droits, apparaissent d’un simple clic dans les dictionnaires des citations sur la toile. Citer Montaigne ou Chateaubriand permet d’apparaître à la fois rassurant (on se réfère aux « anciens »), intelligent (on sait lire) et très classe.

On ne s’étonnera donc pas d’entendre Bart De Wever utiliser quelques propos de Tocqueville plutôt que de Tom Lanoye ou de Dimitri Verhulst. Et dire tout le mal qu’il pense des intellectuels flamands tant qu’ils sont vivants. Et qu’ils n’avancent pas dans le sens des aiguilles de sa montre.

Ne boudons cependant pas les auteurs anciens. A Steven Vanackere, on pourrait conseiller la lecture de « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier » de Stig Dagerman (Actes Sud) même si ses collègues ont préféré lui donner comme cadeau d’adieu « Les mémoires d’Outre-Tombe » de Chateaubriand. « Je me suis rencontré entre deux siècles comme au confluent de deux fleuves « , écrivait l’écrivain-politicien romantique.

Il n’y a pas de fleuves à Bruxelles. Et, avec le départ de Vanackere et bientôt celui de Charles Picqué, plus beaucoup d’hommes politiques « zinneke » au confluent de nos deux cultures.

Tous ceux qui, faute d’autres idées, proposent de déchirer le pays feraient bien de lire Chimamanda Ngozi Adichie. A trente-cinq ans, déjà la plus brillante des écrivains africains. Née au Nigéria, elle raconte dans ses deux romans et un superbe recueil de nouvelles qui vient de paraître (« Autour de ton cou », Gallimard), les blessures laissées par la guerre civile qui a ensanglanté son pays il y a cinquante ans et qui expliquent que, malgré sa manne pétrolière, le Nigéria piétine dans la violence, la division, l’incapacité de construire une démocratie, bref, la barbarie. « Comment une histoire aussi vraie pouvait-elle être dépassée ?» demande un personnage. Magnifique pouvoir de la fiction d’expliquer le monde. De le faire sentir. Mais aussi de le faire aimer même quand il vous prend à la gorge. «Grace réfléchirait longuement à cette histoire, avec une grande tristesse, et elle en viendrait à établir un lien très clair entre éducation et dignité, entre les faits évidents et tangibles qui sont imprimés dans les livres, et ceux, doux et subtils, qui se déposent dans les âmes.»

www.berenboom.com