NOËL A DI RUPO, PÂQUES A HOLLANDE

Est-ce une coïncidence ? Sur la même page de mon quotidien favori, se trouvent réunies deux infos qui concernent les socialistes wallons. La première: Elio Di Rupo peut-il soutenir publiquement le candidat Hollande en allant faire de la figuration intelligente à son meeting de Lille ?

La seconde : Claude De Spiegeleer, l’ex-échevin carolo, souffre de troubles psychiatriques (cette fois, c’est officiel !) qui l’empêchent de rejoindre ses quatorze petits camarades devant le tribunal correctionnel de Charleroi où il est jugé dans l’une des nombreuses affaires de détournement d’argent public de la cité dont jadis Emile Vandervelde, le président emblématique du parti socialiste, fut le premier député de gauche.

Didier Reynders, qui tient de ses études à l’institut du Sacré-cœur puis à l’institut Saint-Jean-Berckmans une souplesse de raisonnement difficile à égaler et parfois à saisir, explique à qui veut l’entendre que sa qualité de vice-premier ministre ne l’empêche pas d’aller serrer la pince du secrétaire général de l’UMP au quartier général sarkozyste. Mais qu’en revanche, le premier ministre, lui, est tenu à rester sexuellement neutre. En effet, le vice-premier représente ses propres convictions, explique M. Reynders, alors que le premier représente le plus petit dénominateur commun de toutes les idéologies de son gouvernement. Vous suivez ? Vous avez de la chance !

Mais, que se passe-t-il si le vice Reynders, à l’occasion des vacances de M. Di Rupo par exemple, est chargé de faire fonction de premier ? Doit-il quitter précipitamment les bras de M. Coppé pour se réfugier dans un endroit neutre où, après une bonne douche, il se sera débarrassé de toute trace de soutien au candidat de la droite française ?

Il serait détestable que notre fragile gouvernement, qui a jusqu’ici évité récifs et tempêtes, aille bêtement s’échouer sur cet iceberg, le futur président d’un pays voisin.

Je suggère à nos éminences de ne pas tenter le diable. Qu’ils évitent la France pour l’instant. Pourquoi M. Di Rupo ne se ferait-il pas représenter au meeting de François Hollande par Claude De Spiegeleer, qui n’a justement pas grand-chose à faire de ses journées grâce au diagnostic d’un médecin touché par la grâce ?

De son côté M. Reynders trouvera certainement dans son parti un collègue qui pourra lui aussi attester par un certificat médical qu’il ne dispose pas de toutes ses facultés mentales, sésame indispensable pour représenter son parti auprès de l’autre principal candidat à l’élection présidentielle française.

Que toutes ces cloches vous fassent passer de joyeuses fêtes de Pâques !

 

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