Archives par mot-clé : parution

PARUTION LE 9 MARS 2018

EXPO58, L’ESPION PERD LA BOULE

Avril 1958. L’exposition universelle de Bruxelles est sur le point d’ouvrir ses portes. L’événement va bousculer une Belgique assoupie. En pleine Guerre froide, il doit aussi contribuer à atténuer le conflit entre Occident et Russie soviétique.

Pendant d’interminables mois, le gigantesque chantier du Heysel a aiguisé tous les appétits. L’assassinat d’un chef de chantier puis l’explosion d’une bombe devant le pavillon américain mettent police et services secrets sur les dents. Michel Van Loo est appelé à jouer le sous-marin pour compte du ministère belge de l’Intérieur. Pendant que sa fiancée prépare Annie Cordy pour son nouveau film, le détective privé se fait aider par ses comparses de toujours : le coiffeur Federico, les frères Motta et le pharmacien Hubert.

Après Périls en ce royaume, Le roi du Congo, La recette du pigeon à l’italienne et La Fortune Gutmeyer, Alain Berenboom dresse ici avec l’humour dévastateur qui lui est coutumier un nouveau portrait de la Belgique de l’époque.

EN FEVRIER-MARS

Chez Filigranes, le 14 février à 16 h.
A la FNAC, le 28 mars à 15h.
A la Bibliothèque de Boitsfort, dans le Centre Delvaux, place Keym à Boitsfort, le 28 mars à 10 h. présenté par Anne-Michèle Hamesse, en compagnie de Michel Joiret

Ces rencontres sont organisées autour du roman « Le Roi du Congo » qui vient de paraître.

A quoi ressemblait le Congo belge en 1948 ? Je n’en sais rien. Je n’étais qu’un bébé à l’époque et mes parents, venus à Bruxelles de leur lointaine Pologne, n’avaient pas fait le détour par l’Afrique. J’ai donc inventé un décor exotique fondé sur les images, les films et les chansons de mon enfance, « Tintin au Congo », « Bwana Kitoko » (le voyage du roi Baudouin dans la colonie) ou « Bouboule 1er, roi des nègres » (avec Georges Milton), sans oublier les boîtes de Banania qui trônaient sur la table du petit déjeuner. Des images soi-disant innocentes mais qui en disent long sur un passé qui ne passe pas, comme le montre une cruelle actualité.
Après avoir lancé mon détective privé explorer le Bruxelles trouble de 1947, j’ai eu un plaisir pervers à envoyer Michel Van Loo, faux limier plutôt couard, dans la colonie en pleine guerre souterraine de l’uranium, où personne n’est tout à fait blanc, ni tout à fait noir. En compagnie de trois pygmées hilares et débrouillards, les véritables héros de l’aventure.

Alain BERENBOOM