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PARUTION LE 9 MARS 2018

EXPO58, L’ESPION PERD LA BOULE

Avril 1958. L’exposition universelle de Bruxelles est sur le point d’ouvrir ses portes. L’événement va bousculer une Belgique assoupie. En pleine Guerre froide, il doit aussi contribuer à atténuer le conflit entre Occident et Russie soviétique.

Pendant d’interminables mois, le gigantesque chantier du Heysel a aiguisé tous les appétits. L’assassinat d’un chef de chantier puis l’explosion d’une bombe devant le pavillon américain mettent police et services secrets sur les dents. Michel Van Loo est appelé à jouer le sous-marin pour compte du ministère belge de l’Intérieur. Pendant que sa fiancée prépare Annie Cordy pour son nouveau film, le détective privé se fait aider par ses comparses de toujours : le coiffeur Federico, les frères Motta et le pharmacien Hubert.

Après Périls en ce royaume, Le roi du Congo, La recette du pigeon à l’italienne et La Fortune Gutmeyer, Alain Berenboom dresse ici avec l’humour dévastateur qui lui est coutumier un nouveau portrait de la Belgique de l’époque.

COUPE AU MONTAGE

Retrouvez Alain Berenboom dans “Coupé au Montage” avec Myriam Leroy.
_ En radio sur la Première, samedi 21 janvier à 18h30;
_ En télé sur la RTBF La Trois ce même samedi 21 janvier à 20h00 (et rediff le lundi 23 janvier sur la Trois à 23h00);
_ Le tout aussi en podcast sur RTBF auvio.

HONG KONG BLUES ARRIVE

Le roman HONG KONG BLUES sera en librairie à partir du 25 janvier 2017 !

Retrouvez Alain Berenboom, il présente et dédicace son nouveau roman :

_ le mardi 31 janvier à 19h à la Librairie Tropismes (galeries Saint Hubert à Bruxelles) – Présenté par Eric Russon

_ le mercredi 15 février à 18h à la Librairie Filigranes (avenue des Arts à Bruxelles; metro Madou) – Présenté par Marc Filipson

CRIME ET BONIMENTS

Depuis longtemps, le hors-la-loi est une vedette littéraire qui fait saliver le lecteur. Du formidable Comte de Monte-Cristo de Dumas au désespéré Raskolnikov, l’assassin absurde de « Crime et Châtiment » de Dostoïevski, jusqu’au pathétique Joseph K, accusé et victime du « Procès » de Kafka pour citer trois icônes.

La vogue actuelle (plutôt glauque, mais chacun son goût) des serial killers montre que le genre est loin d’avoir épuisé les fans, au contraire.

Mais, mieux encore que l’assassin sorti de l’imagination d’un romancier, le succès et la fortune récompensent aussi la véritable fripouille lorsqu’elle prend la plume, en sortant de prison. Au dix-neuvième siècle déjà, Vidocq (condamné au bagne avant de devenir le patron de la Sûreté française) s’est rempli les poches en publiant ses mémoires (que plusieurs romanciers ont pillées sans vergogne : Balzac pour son personnage de Vautrin, Hugo pour tracer les traits de Javert, Gaston Leroux pour créer Chéri-Bibi).

Plus près de nous, Albertine Sarazin ou Henri Charrière, dit Papillon, ont fait fortune avec leurs souvenirs de taulard. Sans oublier Caryl Chessman, dont la publication triomphale de trois (beaux) livres écrits dans le couloir de la mort a retardé, mais de quelques années seulement, l’exécution de la peine de mort à laquelle il a été condamné dans un procès contesté.

Beaucoup d’autres bagnards avant eux avaient fait recette : Marco Polo, Casanova, Cervantès. Auxquels on peut ajouter ceux qui ont raconté leur monstrueuse captivité, survivants miraculeux de la machine destructrice de Staline (comme Soljenitsyne ou Evguénia Guinzbourg), des nazis (comme Primo Levi ou Jorge Semprun) ou échappés de la relégation par d’autres dictateurs (comme Carlo Levi, auteur de ce merveilleux « Le Christ s’est arrêté à Eboli »).

Une nouvelle victime de la répression policière vient rejoindre cette cohorte prestigieuse, Nicolas Sarkozy, dont « l’œuvre » a grimpé en-tête du hit-parade en France dès sa sortie de presse. Grâce à une nouvelle mise en examen, la justice française lui a donné un sérieux coup de main juste au moment où il risquait de connaître un certain essoufflement, comme beaucoup de livres dont on connaît l’intrigue, où on n’explique pas qui a tué qui et dont l’épilogue est un bête un happy end.

L’écrivain le plus lu de la semaine ne participera pas à la Foire du Livre de Bruxelles. Ouf ! Il laissera toute la place à une kyrielle d’autres auteurs, bien plus intéressants, y compris des écrivains de polars, des vrais. On y rencontrera aussi le magnifique Richard Ford, l’un des plus merveilleux auteurs américains actuels, dont l’œuvre est à la fois profonde et poignante.

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LE MANITOBA NE REPOND PLUS

  C’était il y a un peu plus de soixante ans. Parti de New York en direction de Liverpool, le SS Manitoba traversait paisiblement l’Atlantique quand soudain, tout signal est rompu avec le bateau. Radio, radar, le navire reste muet, introuvable. Le monde entier apprend avec stupeur que « Le Manitoba ne répond plus ».

C’est Jo, Zette et leur singe Jocko qui vont réussir à démasquer la bande de pirates qui a paralysé le navire. Leur chef est un savant fou, une espèce de docteur Frankenstein, qui a construit un robot auquel il espère donner la vie en lui transmutant le cerveau de Jo.

Qui a dit que les aventures imaginées par Hergé sont démodées dans notre monde contemporain ? Que l’aventure, le rêve et le mystère ont été remplacés par les mille yeux de Google, d’Internet et de Facebook ?

Depuis des mois, on dénonce la pieuvre NSA qui écoute toutes les conversations téléphoniques (« Allo ? La boucherie Sanzot ? Allo ? »), y compris celle de la chancelière allemande (« Nous afons les moyens de fous vaire parler ! ») Les redoutables espions US lisent nos mails, même en flamand de Termonde, observe ce que chacun fait à chaque instant. Il paraît –ou plutôt il semblait- que des satellites en orbite pouvaient observer sur la terre des pièces de la dimension d’un moteur d’avion.

La disparition du Boeing de la Malaysia Airlines MH 370, suivi en permanence par les contrôleurs aériens (et les services des puissances militaires du coin) et l’évaporation de ses 239 passagers indiqueraient-elles que nous ne sommes pas encore entrés dans l’ère de « 1984 », tel que le pressentait avec effroi George Orwell ?

Ainsi, tout ce qu’on nous racontait était du vent ? On ne serait pas pisté en permanence, écouté, observé, analysé par les milliers de machines qui ronronnent au fond des caves de la CIA et autres KGB et fils? Ne me dites pas qu’on serait… libre ? Pas libre, tout de même ?

Libres de disparaître aussi facilement que les passagers du vol MH 370 ou du « SS Manitoba » ? Aussi mystérieusement que Saint Exupéry et Amelia Earhart ? On aurait le droit de s’éloigner avec autant de grâce que les personnages à la fin d’un roman ? Que Charlot à la dernière image des « Temps modernes » ? De plonger dans l’oubli, morts ou vivants, à l’insu de tous, tel Arthur Gordon Pym dans le malstrom où l’entraîne Edgar Allan Poe ? Libre comme Tintin depuis la mort d’Hergé ?

A moins que tout ça ne soit une invention du savant fou, Vladimir Poutine ? Lui, qui aurait fait disparaître le vol MH 370 comme il a fait disparaître en quelques jours la Crimée – demain l’Ukraine, puis les pays baltes ? Vite ! Qu’on lui offre un cerveau humain pour remplacer les circuits électroniques qui le font avancer droit dans le mur…

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