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UN EXCELLENT CALMENT

Le mot de l’hiver dernier était « vortex ». Personne n’en a vraiment compris la signification mais comme Vortex évoque pour les uns le nom d’un horrible espion russe dans un film de super-héros et pour les autres une substance explosive fort appréciée des terroristes, on a saisi que le vortex n’annonçait rien de bon. En effet, les frimas de février dernier ont donné un avant-goût de la glaciation qui nous attend lorsque le gulf-stream prendra le large.
Cet hiver, le nom en vedette, c’est Jeanne Calment.
Jusqu’ici la doyenne des Françaises – morte à l’âge de 120 ans il y a quelques années – renvoyait l’image de la France éternelle, quelque part entre le paysage tranquille de la campagne avec fond de clocher et braves paysans « de chez nous » et les pubs de la mère Denis (une autre mamie qui avait connu le succès dans des clips de machines à laver, en répétant « c’est bien vrai, ça » exemple de la sagesse du bon peuple d’en-bas).
Mais, patatras, voilà qu’on subodore que la mère Calment n’est pas la mère calmée mais sa fille. Qui aurait pris la place de sa maman pour continuer à percevoir sa pension.
Est-ce vraiment une coïncidence si cette bombe explose au moment où cette même France d’en-bas, dont elle était le symbole, s’est mise à contester chaque samedi les institutions et les fondamentaux du système politique de nos voisins ? Il n’y a donc plus rien qui tienne debout dans l’Hexagone si même cette icône qui ramenait une bouffée du bon temps de jadis pour apaiser les tourments d’aujourd’hui se révèle une contrefaçon.
Chez nous, les choses commencent aussi à sentir le roussi. Notre Jeanne Calment à nous s’appelle Didier Reynders. Un homme qui a connu la Belgique d’avant la N-VA. D’avant même la troisième réforme de l’état ! Il s’en va lui aussi chercher le calme ailleurs. Mais en nous laissant un message paradoxal.
D’une part, il nous abandonne, dit-il, pour Strasbourg et le Conseil de l’Europe. De l’autre, il annonce que les libéraux de Bruxelles peuvent compter sur lui et qu’il va les mener, drapeau au vent.
On sait que l’homme a plusieurs tours dans son sac. Et des cartes plein les manches. Mais comment va-t-il à la fois vivre dans les deux capitales de l’Europe ? Chargera-t-il un faux Reynders de diriger Bruxelles ? Va-t-il se faire représenter à Strasbourg par un clone ? Une doublure ? Laurette Onkelinx justement a du loisir. Et, si ça se trouve, un goût pour le travesti. Ou Daniel Bacquelaine qui doit en avoir plein les bottes de la pension à poings (dans la figure).
A moins qu’il ne fasse appel à la technologie moderne, dont s’était déjà servi Jean-Luc Mélenchon pour animer des débats simultanés dans plusieurs villes françaises ?
2019, on le voit, commence sur les chapeaux de roue. Sûr que c’est une année où l’on va s’amuser…

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AND THE WINNER IS …

La saison des prix littéraires coïncide curieusement avec la chute des feuilles. Façon de souligner la disparition de la lecture ? Allons ! Malgré Twitter et Facebook, pas encore en course pour les récompenses, le livre garde la cote.

A preuve, les awards décernés cette semaine.

Le prix « Trois Chambres à Manhattan» au président Obama. Il avait déjà perdu les deux premières. Voilà qu’il vient de perdre cette semaine la dernière, celle que son parti contrôlait encore.

Le prix « Au-dessous du Volcan » à Charles Michel qui ne sait plus trop que faire pour échapper à l’éruption sociale. Si la lave finit par l’emporter, restera peut-être de son gouvernement bizarre un Pompéi que visiteront les prochaines générations.

Le prix « Les Mains sales » à Théo Francken dont les mauvaises fréquentations peuvent avoir des conséquences sur sa santé (et la nôtre).

Le prix « Au cœur des ténèbres » à Bart De Wever dont les intentions cachées sont de moins en moins lisibles mais de plus en plus inquiétantes.

Le prix « Cent ans de solitude » à François Hollande, déjà lauréat du prix « La Saison des Pluies » l’année passée.

Le prix « Dix petits nègres » à Matteo Renzi qui aura réussi à éliminer un à un tous les acteurs de la politique italienne des vingt dernières années. On l’incitera cependant à ne pas céder à l’euphorie en lui rappelant qu’à la fin du roman, l’assassin meurt aussi…

Le prix « Les âmes mortes » à Didier Reynders et à Elke Sleurs, un prix réservé aux fossoyeurs chargés de la tâche redoutable de mettre en terre la culture et la science belges, tout ce qui restait de l’âme de notre pays. Vu le nombre de cadavres qui attendent à la morgue, certains ont proposé de scinder ce prix et de le rebaptiser « De Sang Froid ».

Le prix « Autant en emporte le vent » à l’ensemble de la classe politique pour appliquer après chaque élection les mesures qu’elle combattait avant.

Le prix « Vingt ans après » à Nicolas Sarkozy pour l’encourager à se re-re-représenter en 2027 après ses échecs de 2012, 2017 et 2022. Sa vengeance assouvie, il aura droit au prix « Le comte de Monte-Cristo ».

Le prix «Hurlevent » à Laurette Onkelinkx pour saluer son bel organe. Mais avec l’automne, qu’elle se méfie des coups de froid…

Le prix « Pour qui sonne le glas » à Angela Merkel, si fière de la puissance allemande, et dont l’économie paye cette fois les mesures d’étranglement qu’elle a imposées à ses partenaires européens.

Le prix « A la recherche du temps perdu » à Jean-Claude Juncker qui en aura bien besoin pour sauver ce qu’il reste du projet européen. Mais sa Madeleine a peut-être déjà atteint la date de péremption.

Le prix « Crime et châtiment » à Vladimir Poutine. Cette année, il n’a reçu que la moitié du prix. La seconde partie attendra l’an prochain, si tout va bien. Sinon, on le rebaptisera le prix « Crime et Crime ».

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FÊTE DES MERES

 

Les diablesses rouges pas championnes du monde ? Allons ! Les mamans belges sont les meilleures du monde. Et pas seulement au classement Pizzas. N’est-ce pas madame Reynders qui a donné à son fils cette intelligence et cette délicatesse qui font le charme de ses discours ? C’est elle aussi qui lui a enseigné l’histoire de notre pays. Ce qui a permis à son fiston de secouer le ronron d’un duel radiophonique pâteux avec un Elio manifestement pas réveillé (une grosse insomnie à cause du raffut infernal des avions ?)

Après coup, on appelle ça un dérapage, une gaffe. Alors que Didier, voyant le débat sombrer dans l’ennui, avait trouvé cette excellente réplique sur l’incompétence des socialistes dans les années nonante pour réveiller l’auditeur, entre temps rendormi, et l’envoyer au boulot. Illustration grandeur nature que les libéraux pensent aux travailleurs. Quoi que disent perfidement les socialistes.

Et la maman Wathelet ? Célébrons-la aussi. C’est elle qui a poussé Melchior junior à se mettre au néerlandais dès son plus jeune âge. Bien sûr, on ne connaît jamais aussi bien une langue apprise qu’une langue maternelle. Devenu chef, Melchiortje n’a pas saisi tous les détails du mode d’emploi du mouvement des avions à Zaventem que lui ont soumis ses excellents conseillers. Mais il a compris l’essentiel. Eviter que les zincs n’arrachent, au décollage ou à l’atterrissage, les patates des champs autour de l’aéroport. Illustration grandeur nature que les C.D.H. ne pensent pas seulement aux humains mais aussi à la nature. Quoi que disent perfidement les écologistes.

Et la maman d’Elio. Ah ! Cette fameuse mama, déjà si souvent mise en vedette par son fiston chéri, qui lui a transmis aussi toutes ses qualités, notamment sa grande modestie. Sur le modèle de la mère de Napoléon, qui n’avait de cesse de rappeler à son rejeton que la Roche Tarpéienne n’est pas loin du Capitole, comme disait son tonton, resté en Italie. Et qu’elle avait si bien résumé dans la formule : « Pourvou que ça doure ! »

Pour que ça doure encore cinq ans au moins, Elio s’est dépensé sans compter. Il a dépouillé l’état fédéral de quelques-unes des compétences qui lui restait, il a serré le cou des chômeurs et laissé la bride sur le cou des banques. Illustration grandeur nature que les socialistes ne pensent pas seulement à leurs camarades mais qu’ils mettent aussi en œuvre le programme de leurs adversaires. Quoi que disent perfidement ceux-ci.

Bart de Wever a aussi une maman. C’est elle qui lui a appris comment se bourrer de gaufres et de frites tout en gardant une taille mannequin. On préfère ne pas vous donner la recette ici car je vois que vous êtes à table. C’est la même recette qu’appliquera son parti lorsqu’il arrivera au pouvoir pour absorber toute la richesse du pays tout en restant aussi maigre que la Flandre.

 

 

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