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ALMA MATER OU AUBERGE ESPAGNOLE ?

Alma mater, c’est ainsi que nous appelions notre université. Mais la « mère nourricière », qui vient de fêter ses cent septante-cinq ans, semble avoir perdu son latin et sa mémoire. Hey, mamy ! Le libre examen, ça te dit encore quelque chose ?

« La pensée ne doit jamais se soumettre …parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être » disait Henri Poincaré (en 1909), un des pères du libre-examen mais aussi de la théorie du chaos. Ceci explique peut-être cela.

L’autre soir, à l’ULB, grand chahut organisé par une bande d’hooligans, courageusement dissimulés derrière des burqas. Le chahut, c’est une tradition, d’accord. La contestation aussi. Mais elle avait autrefois pour but de réclamer plus de liberté pas de l’étouffer.

Or voilà qu’un « chercheur », M. Chichah, a, une nouvelle fois, emmené un quarteron de gueulards pour empêcher la tenue d’un débat sur l’extrême droite.

Une nouvelle fois car le bonhomme est coutumier du fait. Il y a quelques mois, il a déjà mené un débat à l’ULB pour légitimer un partisan de l’extrême droite, Dieudonné, un comédien qui a abandonné depuis longtemps l’humour pour l’amour de l’extrême droite depuis qu’il a entendu des voix (celles de Jean-Marie Le Pen). Cette fois, c’est la plus pugnace adversaire de la fifille Le Pen, l’écrivain et journaliste, Caroline Fourest qu’il a fait taire. On reconnaîtra à Chichah, une fidélité. A la famille F.N.

Car en matière de liberté d’expression, ce chercheur en économie de la discrimination vogue à géométrie variable.

Après le déroulement chaotique de la conférence publicitaire en faveur de Dieudonné, son fan club avait lancé une pétition « contre l’intimidation intellectuelle » à l’ULB. On serait étonné de le voir répéter ce geste après que le héros ait exactement utilisé le procédé qu’il dénonçait pour faire taire une parole insupportable : le lien entre extrême droite et islamophobie.

Mais les autorités universitaires portent aussi une responsabilité dans ces événements annoncés et dont elles n’ont pas voulu prendre la mesure. A plusieurs reprises, les recteurs successifs (et le conseil d’administration) ont préféré mettre la tête dans le sable devant des dérapages antisémites  (vite qualifiés de blagues de potaches) ou en classant vite fait des plaintes contre le susdit « chercheur ». Transformant de plus en plus la maison des valeurs en une auberge espagnole.

Les contributions scientifiques ont toujours fait la renommée de l’ULB. L’université s’est à présent concentrée vers la zoologie, spécialité l’autruche…

 

 

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